L'auteur
Marc Kolesnikov, docteur en sciences de l'éducation (université Paris Descartes — Paris 5, aujourd'hui Université Paris Cité). Il a également conduit des travaux doctoraux, non soutenus, en santé et société puis en sciences de l'environnement, à l'Université du Québec à Montréal.
Informaticien chez IBM dans les années 1980, il a ensuite mené une carrière partagée entre le management d'entreprise et l'éducation. Il a vécu sur quatre continents ; c'est de cette expérience que lui vient l'attention portée à l'évolution de la francophonie.
Dans quel cadre
Ce corpus est constitué à titre personnel, par un chercheur indépendant. Il ne relève d'aucun programme institutionnel et n'a bénéficié d'aucun financement. Marc Kolesnikov est par ailleurs actif au sein de l'association Metacitoyen.
Pourquoi ce travail
Au Québec comme en France, on s'interroge de plus en plus sur ce qu'il advient d'une discipline qui cesse de s'écrire dans plusieurs langues. L'intelligence artificielle est un cas limite : le domaine s'écrit massivement en anglais, son vocabulaire s'importe plus qu'il ne se forge, et ses débats — techniques, mais aussi éthiques et politiques — se formulent d'abord ailleurs.
La question posée ici est de savoir ce que cela change. Une communauté qui travaille dans une seule langue se pose-t-elle les mêmes questions qu'une communauté qui en emploie plusieurs ? Je ne prétends pas y répondre. Mais on ne peut pas la poser sérieusement sans savoir ce qui s'écrit — et personne ne le recensait.
Je ne suis pas neutre : je tiens la diversité linguistique de la recherche pour un bien. C'est aussi pourquoi la méthode est publiée en entier, et vérifiable — elle permet de s'assurer que cette conviction n'a pas déteint sur les chiffres.
Avec quels moyens
Le corpus est constitué seul et sur fonds propres, à partir des catalogues HAL et OpenAlex. Le tri thématique est fait par un modèle de langage contraint à un vocabulaire fixe, puis contrôlé à l'aveugle sur un échantillon tiré au hasard. La méthode complète, ses mesures de fiabilité et ses lacunes déclarées accompagnent le corpus.
Prendre contact
Ce travail cherche des interlocuteurs : laboratoires travaillant sur la francophonie, la sociolinguistique ou les études des sciences ; institutions de la francophonie ; chercheurs dont les publications devraient figurer dans ce corpus et n'y figurent pas. Le signalement d'un travail manquant est la contribution la plus utile qu'on puisse apporter à un recensement.